Bénéfices du projet

Le projet Roissy-Picardie est un projet de développement cohérent avec les priorités des politiques de transport, en faveur d’un usage renforcé du réseau ferroviaire - moyennant une extension limitée – au bénéfice des déplacements du quotidien et de la mobilité longue distance pour le Sud des Hauts-de-France et le Nord-Est du Val d’Oise. En effet, le projet permet de proposer des services ferroviaires adaptés aux différents besoins de déplacements :

  • sur longue distance à grande vitesse (liaisons directes ou en correspondance à Roissy TGV) ;
  • sur courte distance pour des déplacements domicile-travail, domicile-études ou autres motifs, et en pré- ou post acheminements pour des déplacements aériens.

Améliorer l'accès à la grande vitesse ferroviaire

Le projet Roissy-Picardie est l’occasion d’offrir pour une large partie des habitants du sud des Hauts-de-France des nouvelles possibilités d’accès à la grande vitesse ferroviaire via Roissy, Amiens et Creil, avec des gains de temps de trajet de l’ordre d’une demi-heure vers les principales destinations nationales vers l’est et le sud-est, des accès en correspondance à toutes les origines/destinations à Roissy TGV et des voyages plus confortables en évitant le changement de gares à Paris.
De même pour le Val d’Oise, le projet permettra un accès plus performant à la grande vitesse (via la desserte de Survilliers-Fosses en TER sur Roissy TGV, ou via Creil).

Développer l'intermodalité air-fer

La plateforme de Roissy est à la fois :

  • un « hub de mobilité », avec l’aérien (principal aéroport en France et parmi les premiers en Europe) ou le ferroviaire ;
  • un pôle économique majeur, représentant plus de 280 000 salariés au niveau du Grand Roissy et rayonnant sur un vaste territoire en Ile-de-France et une zone d’influence qui s’étend sur le Sud des Hauts de France.

Quelle contribution à la desserte en transports en commun du pôle de Roissy?

Une grande partie des déplacements s’effectue en transports individuels et le développement des transports en commun est un enjeu majeur pour faire face à la congestion routière. Pour le nord de l’Ile-de-France, l’enjeu est de contribuer à un développement équilibré et structuré du Grand Roissy en améliorant son accessibilité en transport en commun.
Les politiques publiques visent à améliorer l’accès à Roissy, et plus globalement les conditions de mobilité en favorisant le recours aux transports collectifs au nord de Paris depuis les territoires riverains, et de très importants moyens y sont consacrés, avec notamment :

  • la modernisation des RER B et D ;
  • les travaux du Grand Paris Express, en particulier la ligne 17 ;
  • les travaux sur le réseau ferré national au Nord de la région parisienne, l’ensemble étant coordonné dans le cadre notamment de « Paris Nord 2024 » avec l’objectif d’optimiser l’ordonnancement des travaux et de minimiser les inconvénients pour les usagers résultant de leur exécution.

Quelle cohérence avec les orientations d'aménagement?

La section de ligne nouvelle concerne un territoire déjà fortement sollicité par de grandes infrastructures, aéroportuaires avec Paris Charles de Gaulle, de transport terrestre (A1, LGV Nord et interconnexion) et par le développement de l’urbanisation de l’Ile de France (habitat, zones d’activités).

Le projet est prévu :

  • dans le projet de Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) des Hauts-de-France, en cours d’approbation (après enquête publique du 16 septembre au 16 octobre 2019) ;
  • dans le Schéma directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF) approuvé en décembre 2013 ; il figure sous la forme d’un principe de liaison (le tracé n’étant alors pas encore établi) et est mentionné à diverses reprises au titre de l’amélioration de l’accessibilité aux hubs parisiens, ainsi que de l’accessibilité en transports en commun au pôle de Roissy ;
  • dans le projet de Schéma de cohérence territoriale (SCoT) Roissy Pays de France en cours d’approbation (après enquête publique du 23 septembre au 26 octobre 2019) : il est ainsi mentionné dans le Projet d’aménagement de développement durable (PADD), tout en rappelant la position des élus du territoire et le renforcement du morcellement des terres agricoles en résultant ;
  • dans la Charte agricole du Grand Roissy (signée par l’Etat, les collectivités territoriales, le monde agricole et les acteurs de l’aménagement en décembre 2016 pour les communes du Grand Roissy Ouest, dans l’attente d’une intégration des 17 communes de Seine-et-Marne membres de la CARPF) : son schéma agricole reprend le tracé du projet ferroviaire et cartographie les enjeux agricoles à prendre en compte.

A noter que l’Etat a fait part en juillet 2019 de l’abandon du projet de barreau ferroviaire de Gonesse, en prévoyant l’amélioration de liaisons par bus sur plusieurs axes pour améliorer les conditions de mobilité (cf. réponses de l'Etat aux demandes de précisions formulées par les garants lors de la concertation sur le projet de terminal 4 du Groupe ADP). 

Le projet de liaison ferroviaire améliore l’accessibilité, tant pour la mobilité longue distance que pour les transports du quotidien, et donc l’attractivité des territoires desservis, dont la mobilité est l’une des composantes (on parle souvent « d’effet catalyseur »). Il est généralement soutenu à ce titre par les représentants du monde économique.

Concernant le Val d’Oise, Roissy-Picardie facilitera l'accès des habitants des communes de Fosses / Marly-la-Ville / Survilliers / Saint-Witz à Roissy, et au-delà au Nord-Est de l'Ile-de-France  du fait des correspondances possibles sur ce site, grâce à des temps de parcours en transport en commun largement améliorés (de 10 à 40 minutes selon les zones d’activités) y compris en intégrant le temps de parcours jusqu’au lieu de travail.

L’attractivité renforcée du pôle de Fosses peut structurer un nouveau pôle économique au nord-est du département, facteur d’équilibre dans le développement du Grand Roissy au regard des grands projets prévus au sud de l’aéroport.
Les habitants du Haut Val d’Oise (Persan, Beaumont, Bruyères-sur-Oise…) bénéficieront de la liaison en ayant accès aux TGV et aux TER vers Roissy desservant la gare de Creil via la ligne Transilien H (Creil-Pontoise).

Selon les études de trafic, plus du tiers des futurs utilisateurs des TER de la liaison Roissy-Picardie proviendront du Val d’Oise pour les déplacements domicile-travail (majoritairement), domicile-études ou les déplacements personnels.